• Le Dieu était dans la Lune - H. Thiellement

    Le Dieu était dans la Lune


    Le Dieu était dans la Lune - H. ThiellementAuteur : Hervé Thiellement


    Edition : Rivière Blanche

    196 pages


    Quatrième de couverture :

     

    Dieu existe et elle est mégalomane. Elle n’a pas mauvais fond mais un peu d’adoration ne saurait nuire à son statut, alors elle entreprend d’asservir la galaxie à petites touches de destruction massive. C’est un peu long au début car elle est loin de tout, comme cette Terre d’où sont partis les Adventistes du Dernier Recours pour fonder la Nouvelle Alliance de l’Est Mortifère et qui feront d’excellents fidèles pour accomplir son Grand-Œuvre. Mais Labette veille et LE DIEU ETAIT DANS LA LUNE...

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour l’histoire :

     

    Gontran Rieu est un charmant voyou, vivant de petits larcins et il faut le dire pas toujours en bon terme avec la Chance. Capitaine de son raffiot stellaire, il se lance dans des affaires plus ou moins louches. Les conséquences sont immédiates et l’obligent règulièrement à mettre le plus de parsecs entre lui et les planètes «visitées».

     

    Mais voilà, il se retrouve en panne dans l'espace!  Condamner à dériver indéfiniment dans l’espace ? Non, car c’est un jour particulier durant lequel sa vie bacule. En effet, il croise une anibulle sur sa route! Cette créature intelligente peut voyager plus vite que la lumière tout en accueillant en son sein, astronef et équipage.  Et cette annibule a soif d’aventures et de frissons. Tous deux s’associent pour le meilleur et ...

     

    Leur première aventure met nos  deux amateurs aux prises avec la mafia locale de la planète. Le but de cette  entreprise : obtenir des informations du lidibineux patron d'un bar de la cité principale. Evidemment, le plan initial tombe à l’eau et Gontran doit la vie sauve grâce à l’intervention divine d’un troisème larron : Lursu...

     

     

    Critique :

     

    Voici un space opera sympathique qui ne prétend pas se prendre au sérieux.  Si initialement, les premières pages font penser à une série B, cette première impression se dilue vite dans un véritable plaisir de lecture.

     

    L’ambiance un poil kitsh, le ton enjoué du bouquin ainsi que l’exotisme des créatures et des aventures sont dans la ligne droite de l’âge d’or de la SF : le lecteur retrouve avec joie le fameux «sense of wonder» de cette époque. Sans vouloir faire de comparaison inadaptée, ce roman me fait penser à quelques aventures de Flandry,  l’agent de l’Empire Terrien de Poul Anderson.

     

    Dans ces pages, pas de hard-science, ni de longues phases d’exposition ou de théorie scientifique ou technique, pas de chichi, pas de prise de tête métaphysique, ni de scénario inbitable. Non, un bon «space-opéra de papa».

     

     Cependant,  il ne faut pas pour autant en conclure le contraire. 

     

    Les trouvailles côtés faunes montrent l’originalité et la créativité de l’auteur, et elles sont également sont bien décrites. J’adore d’ailleurs le nom évocateur et humoristique de ces créatures diverses et variées : anibule, camgeek, babelfish, ect... Le lecteur fait également la connaissance  de nombreuses héroïnes, des extraterrestres, des batailles spatiales, et surtout beaucoup d’humour!

     

    Le livre n’en est pas pour autant creux. A l’autre bout de l’espace, une entité étrange implantée dans un astéroîde s’éveille à la vie... à la conscience. Une conscience qui induit la curiosité, et de fil en aiguille la connaissance.... Un savoir tel que l’entite Gaude ( en référence à «God» = Dieu en anglais) se pense omniscient et omnipotent. Bref, Gaude souffre dune forme d’autisme, gonflée par son sentiment d’importance, et aveuglé par sa puissance. Et comme l’a écrit ce cher Montesquieu «le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absoluement». 

     

    Un seul reproche : le plaisir s’achève trop vite.


    Le Dieu était dans la Lune est bien plus qu'un simple space-op : une invitation au voyage et un démenti à l'idée que la reflexion ne se fait qu'à travers des récits "sérieux".


    Et aussi :

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    Les bouquins de fantasio

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  • Commentaires

    1
    ludo l
    Lundi 24 Septembre 2012 à 14:04

    Ca a l'air très sympa. Je vais me laisser tenter par une chronique aussi éloquente.

    2
    lutin82 Profil de lutin82
    Lundi 24 Septembre 2012 à 17:10

    C'est très sympa, j'ai passé un très bon moment. Ne pas s'en priver.

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